chezmonveto
Imprimer En savoir plus

picto La stérilisation de la chienne

La stérilisation de la chienne consiste à retirer chirurgicalement les ovaires (ovariectomie). L’ovariectomie peut être associée ou non à l’ablation de l’utérus (ovario-hystérectomie).

La ligature des trompes n’est généralement pas pratiquée. Elle est moins sûre en tant que technique de stérilisation et ne présente pas les avantages de l’ovariectomie en termes de prévention médicale.


Le premier intérêt de la stérilisation est d'éviter les grossesses imprévues...

Quel intérêt y a-t-il à stériliser ma chienne ?

 

Le premier intérêt est bien sûr de supprimer les gestations (grossesses) indésirables.

 

Bien entendu le désagrément lié aux pertes vulvaires (écoulements au niveau de la vulve), notamment chez les chiennes de grande race, se trouve lui aussi supprimé. Il en est de même pour les problèmes de cohabitation avec les mâles (encore que la stérilisation de ces derniers soit une alternative possible).

 

La stérilisation a aussi un effet de prévention contre certaines maladies, en particulier les infections de l’utérus (métrites) et les tumeurs de la mamelle ; également à un moindre degré un certain type de diabète lié à un dysfonctionnement hormonal.


Y a-t-il des inconvénients à faire stériliser ma chienne ?

 

Il faut avant tout savoir que l'anesthésie et la chirurgie ne sont pas dénués de risque mais celui-ci est extrêmement faible, surtout comparé aux dangers des maladies évitées par la stérilisation. Néanmoins il faut le prendre en considération, surtout s’il s’agit d’une race à risque particulier (races « brachycéphales », à museau court, par exemple), si la chienne a déjà un certain âge, ou encore si l’animal souffre d’une autre maladie au moment de l’opération (souffle cardiaque, diabète…).

 

Se souvenir également que la stérilisation chirurgicale est définitive : il faut donc avoir bien réfléchi à l’avenir reproducteur éventuel du sujet avant d’opter pour cette solution !

 

On parle aussi beaucoup de la prise de poids : en effet, à la fois par suite des modifications hormonales et, quelquefois, de la diminution de l’activité physique de l’animal après avoir été opéré, cette prise de poids est souvent constatée.

On peut y remédier en adoptant une alimentation appropriée dès la stérilisation – mais il faut réfléchir au fait que cela a un coût (financier – si l’on choisit des aliments industriels adaptés de bonne qualité - ou en temps -  si l’on décide d’opter pour une alimentation faite maison).

Une autre façon de lutter contre la prise de poids est de faire faire du sport à la chienne ; mais encore faut-il rester motivé toute la vie de cette dernière, et penser également qu’en vieillissant elle sera moins apte à vous suivre dans votre footing matinal !

 

Un dernier inconvénient, rare mais pas suffisamment pour ne pas en tenir compte, est l’apparition éventuelle d’une incontinence urinaire de castration : la chienne, sans être malpropre volontairement, perd de l’urine par petites gouttes, ponctuellement ou bien en permanence.

Cette infirmité, quand elle survient, se corrige relativement facilement par l’administration d’hormones, mais elle est généralement permanente, pour le reste de la vie de la chienne.


L'anesthésie et la chirugie présentent plus de risque chez la chienne âgée.

A quel âge faire stériliser ma chienne ?

 

On peut, en théorie, stériliser à tout âge ; par exemple une reproductrice que l’on veut mettre « à la retraite », ou bien une chienne ayant acquis un diabète lié aux hormones reproductrices ; c’est encore le cas de chiennes déclarant une pseudogestation (« grossesse nerveuse ») après chaque période de chaleurs, ou atteintes de certains types de tumeurs mammaires.

 

Néanmoins il faut prendre en considération que le risque lié à l’anesthésie, comme celui inhérent au geste chirurgical, augmente avec l’âge.D’autre part la prévention des tumeurs mammaires est d’autant plus efficace que la chienne est stérilisée jeune.

En contrepartie, l’incidence des incontinences de castration serait un peu plus élevée quand on stérilise avant les premières chaleurs.

 

Il vous faut donc réfléchir très tôt à l’avenir que vous prévoyez pour votre chienne, et en parler avec votre vétérinaire dès les premières visites vaccinales : en fonction de vos souhaits et du cas particulier de votre animal, celui-ci vous orientera sur le choix le plus adapté.

 

Vous entendrez peut-être dire que dans certains pays – les Etats-Unis notamment – on stérilise les chiens et les chats des deux sexes extrêmement jeunes (6 à 12 semaines). Cette technique permettrait, semble-t-il, une meilleure prévention des diverses maladies et éviterait la prise de poids. En réalité on manque encore de recul par rapport à ces affirmations, et il faut mettre dans la balance le risque anesthésique accru chez des animaux juvéniles et de très petit poids.  C’est pourquoi, à l’heure actuelle, peu de vétérinaires en France promeuvent cette solution.


Y a-t-il des obligations légales en matière de stérilisation ?

 

La Loi du 6 Janvier 1999 relative aux races dites dangereuses imposait, à compter du 1er Janvier 2000, de stériliser les chiens de catégorie I (dits « pit-bulls »). Dans le cadre de cette Loi, les Mairies peuvent poser comme condition, pour pouvoir les conserver, de stériliser les chiens croisés de « morphologie type catégorie I » (par exemple croisés de Terriers du Staffordshire).


En conclusion, la décision de stérilisation d’une chienne reste, à de rares exceptions près, du domaine du choix personnel du propriétaire mais si vous l’avez en tête, parlez-en au plus vite avec votre vétérinaire, afin de choisir le programme le plus adapté à votre situation.


Voir les autres fiches conseils